jeudi, décembre 14, 2017 00:46

Archive for septembre, 2007

Vous êtes en surcharge, vos déplacements sont limités.

Dimanche, septembre 23rd, 2007
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Damn it, comme dirait Jack Bauer.

Vous vous souvenez peut-être, dans une des premières (rares) notes de l’année (ou dans une des dernières de 2006, je me souviens plus en fait), j’avais souligné le fait que l’année passée avait été particulièrement pourrie pour moi, entre le CPE et ses grèves à rallonge, des problèmes de fric, la difficulté à trouver un stage et quelques soucis familiaux. J’avais donc espéré que 2007 soit une bonne année pour contrebalancer tout ça.

Eh bien avec quelques mois d’avance, je tire le bilan prématuré de ce souhait : 2007 a tenu ses promesses en ce qui me concerne. Et j’ajouterai même que tout est allé plus vite et plus loin que j’aurais pu l’espérer, ce qui au final s’avère un peu effrayant.

Aujourd’hui donc, je suis salariée à temps partiel pour une start-up qui espère bien gravir rapidement les sommets. Je bosse régulièrement comme pigiste pour la presse écrite spécialisée dans les séries télé, je collabore quasi-quotidiennement pour un site web que j’adore et qui m’offre des opportunités de rencontres, en plus d’une experience professionnelle, totalement inespérées. J’ajoute enfin à ça le site sur les 4400 qui a pris une gueule monstrueuse depuis le début de l’année, et des études qui vont pas trop mal. Bref, que du bon.

Mon problème aujourd’hui, c’est que je me demande si tout ça est gérable. Tout en même temps. Et quel statut je possède. Théoriquement, je suis toujours étudiante : c’est censé être mon activité principale, quand même. Pourtant je ne suis plus réellement étudiante aux yeux de beaucoup de gens. Hier, je suis aller au Livre sur la Place, à Nancy. J’ai rencontré des gens, discuté avec des auteurs, dont certain que j’admire depuis longtemps. Plusieurs fois, je me suis surprise à me présenter comme étant une journaliste, et non comme une étudiante ou encore avec l’expression que j’utilise habituellement, le “je travaille pour” qui laisse planer le doute sur l’ambiguité du statut mais qui annonce la couleur quand même.
Que m’arrive-t-il ? Je me prends pour Lois Lane ? Je vais pas tarder à me fabriquer une fausse carte du Daily Planet pour frimer à la récré. Pourtant, le fait est que je me suis déjà retrouvée avec un badge “Presse” à prendre des photos sur un tapis rouge au milieu de photographes professionnels avec des objectifs d’appareils photo aux dimensions résolument phalliques. Je vous passe les détails.

Je me demande tout simplement si ce n’est pas un peu d’inquiétude de ma part, de me voir partir dans des projets concrets qui ne ressemblent plus à des “tu es une bonne stagiaire, mais je peux pas te payer” ou à des “on vous rappelera c’est promis” qui restent sans suite. Il y a un an et demi, personne ne voulait de moi pour un stage parce que je n’avais pas ‘expérience, et aujourd’hui on me téléphone pour me proposer des trucs, je trouve ça à la fois flatteur et un peu troublant.

Tout ça pour arriver à la chose suivante : aujourd’hui je dois apprendre à gérer mon temps autrement, à ne pas me laisser déborder et à devenir encore plus forte qu’avant. Je pense qu’il est nécessaire, dans les mois qui viennent, que j’arrête de bloguer pour ne rien dire et que je cesse de faire des promesses ici que je ne tiens jamais. Donc jusqu’aux vacances de Noël, il n’y aura pas de notes sur ce blog. Ensuite, j’aviserais selon mon organisation, et aussi selon ma motivation, pour redonner un peu de vie ici de temps en temps.
Aux gens que je ne connais pas en dehors de ce blog et qui me lisent à chaque fois (ouais, ça peut paraitre étonnant mais je sais qu’i y en a pas mal), ce blog n’est pas mort. Il sera néanmoins en stand by durant au moins 3 mois, et cette fois-ci je m’y tiendrais.
Je vous dis à bientôt, et en attendant, portez-vous bien ;)

Arthur et la Minicensure

Vendredi, septembre 7th, 2007
No Gravatar

Parce que j’ai pas envie de bosser et que j’ai envie de parler, laissez-moi vous faire part d’un truc qui m’a fait halluciner récemment devant mon écran d’ordinateur.

Cet été, au bord de la piscine (que je regrette depuis déjà bien longtemps), j’ai pris la décision de lire tous les bouquins que j’avais eu envie de lire durant l’année. Parmi eux, le premier sur lequel je suis tombé au détour d’un rayon de Carrouf Antibes : Arthur et les Minimoys, le bouquin “pour enfants” signé Luc Besson. J’ai dévoré les 4 tomes en 7 jours, et contre toute attente j’ai vraiment bien aimé (les deux premiers surtout, les deux derniers c’est trop commercial comme dirait Yanou). Et je me suis donc dis, les yeux plein d’éclats d’emmerveillement enfantin, “j’ai super envie d’acheter le DVD du film maintenant, youpi !”.
Et c’est là que l’affaire se corse.
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