dimanche, juin 25, 2017 05:12

Archive for juin, 2006

Monday

Mardi, juin 27th, 2006
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Parfois on sait en posant le pied par terre que la semaine va pas être terrible.
Hier ce n’est pas en posant le pied sur la moquette de la chambre de la soeur de Russ, que je squatte lamentablement durant mon stage, que j’ai constaté que mon reveil aurait mieux fait de ne pas sonner, mais lorsque que, sortant de la station Lourmel, je me rends compte que le bouton de ma chemise est en train de se détacher. Du coup j’avance concentrée sur ce morceau de plastique si important (sans lui on verrait mon soutif moche) et je ne remarque pas que je marche dans une grosse merde au milieu du passage piéton. Scène assez récurrente dans la Capitale, qui n’apparait pas, j’imagine, dans Paris je t’aime.
Après avoir fait un moonwalk sur le trottoir pour virer la bouse de mes Creeks toutes neuves de la veille, j’arrive au boulot où je suis censée dérusher pendant toute la journée. Le seul truc c’est que malgré son matos de fou, mon boss découvre que son pc ne reconnait pas ses ports firewire, et que c’est assez embetant lorsqu’on doit relier une Sony PD150 à un ordinateur. Total, je passe la journée à essayer de faire comprendre que cette erfgdsrtg de carte réseau est en fait une carte firewire, mais rien à faire. Je pars fatiguée et frustrée en direction de ma terre d’accueil, en emportant caméra, cables divers et MiniDV en masse, pour tester le matos sur mon PC. Seulement mon PC etant un portable, l’entrée firewire est légèrement différente et le cable à utiliser est le seul que j’ai pas pris.

Je constate aussi que depuis 2 jours, mon blog, mon forum et quelques sites hebergés ne sont plus disponibles, à l’exception du 4400 Center. Comme celui-ci n’est accessible que par le nom de domaine j’en déduis que Phpnet a du faire une fausse manip au niveau des chemins d’accès. Je les appelle.
Je tombe sur un jeune homme qui, bien que fort sympathique, me soutiens mordicus que mon compte est parametré sous l’intitulé “aeris” et non “cetra”, ce qui explique que cetra.phpnet.org ne fonctionne pas mais que sa variante avec aeris, si. De mon coté je lui demande de m’expliquer pourquoi, si ce qu’il me raconte est vrai, ça fait plus de 3 ans que tout le monde accède à mon site via “cetra”, jusqu’à la veille. Finalement le type ne rajoute rien, et accepte “exceptionnellement” (ça m’a fait marrer) de mettre deux domaines phpnet à mon compte. Affaire réglée ce matin.

Vu la journée que j’ai passé il semblerait que la semaine ne prenne pas la tournure pourrie que j’avais imaginée. J’ai pas mal de taf, je me bousille les yeux, mais sinon c’est plutôt cool. J’espère pouvoir bosser mon rapport de stage ce week et faire quelques pages sur les 4400 très vite.
Voilà pour les news, je reposte dès que j’ai un truc pas mal à raconter :D

C’est quand, déjà, 2007 ?

Jeudi, juin 22nd, 2006
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IOREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEK !

Bridge to the stars.net

Le retour de Diana et ses potes

Lundi, juin 12th, 2006
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Hier soir, la saison 3 des 4400 a débuté sur USA Network. Inutile de dire que lesue les liens BitTorrent circulent déjà et que les team de fansub s’affairent. J’ai hate voir ça, d’autant que visiblement il va se passer beaucoup de choses…. Pour en savoir plus 4400 Center bien sur ! *honteuse pub *

Le calme avant la tempête, ou l’inverse.

Mercredi, juin 7th, 2006
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Ca n’était pas prévu, mais je suis rentré quelques jours à Auxerre pour ne revenir qu’aujourd’hui, pour un partiel en plus. J’ai passé un chouette long week-end, même si j’ai du beaucoup bosser, je pense qu’en cette periode de bac/exam ça n’etonnera personne. Au menu, resto chinois bien sympa avec buffet à volonté (miam les rouleaux de printeeeemps !), je suis retournée voir X-Men 3 avec mon frère qui ne l’avait jamais vu (on était deux pékins dans la salle à la fin de la séance, à attendre la fameuse fin “post générique”), j’ai mangé beaucoup de cerises, vu quelques DVD sympa (Flight Plan est quand même sympa comme film !) et d’autres un peu décevants (Bewitched en film, ça pue, surtout Will Ferrell en fait.) et d’autres trucs, bien sûr.

Aujourd’hui le partiel s’est bien passé et les premiers résultats des précédents s’avère ne pas être trop mauvais. Pourvu que ça dure. Désormais, je vais employer mon temps à paufiner mes derniers travaux pour la fac, c’est à dire quelques dossiers et un petit documentaire à monter. Une fin d’année chargée, en somme !

Et puis mercredi prochain, je me casse avec mon petit ordi chéri et ma grosse valoche, direction Paris pour mon stage. Et comme c’est Russ qui m’héberge, je sens que ça va être Wow, mattage de séries et de films, et consolage intensif. Mais tout ça après le boulot, bien sûr.

Stay tunned. Genre.

Des courtisanes et des Converses.

Dimanche, juin 4th, 2006
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Critique en retard, on fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie, loin s’en faut.Mais finalement une critique toute conne c’est nul, alors j’y vais de ma petite analyse légère.
Bref.

Je suis donc allé voir Marie-Antoinette, nouveau film de Sofia Coppola, polémique à Cannes et toussa. Déjà j’ai envie de souligner le fait que l’histoire en général, même celle de France, m’a toujours horriblement anesthésiée. La seule période pour laquelle j’ai un peu d’affection et des connaissances relatives est justement celle qui précède la Révolution Française, tout simplement parce qu’en grande fan, je connais par coeur la série Lady Oscar. Voyez donc comme ma vision de l’Histoire est passionnée et approximative.

Un peu comme le faisait l’anime/le manga de Ryoko Ikeda, Marie-Antoinette raconte ce qu’il se passe à la cour, et les circonstances qui ont amenées le peuple à se révolter. Mais le film, comme son nom l’indique,perçoit les évènements du point de vue d’une seule personne, à savoir la jeune autrichienne, fraîchement débarquée de son pays natal pour acceder au trône de France. A la fois témoin et actrice de la décadance de la royauté française, Marie-Antoinette symbolise à elle seule l’incompréhension et le mal-être, associé à une terrible sensation d’instrumentalisation. C’est à mon sens les impressions majeures qui ressortent du film, servit par un code couleurs très travaillé : Marie-Antoinette, tout de bleu vêtue, débarque dans un univers rose bonbon féérique. Mais quand on mange beaucoup de friandises, on s’en dégoute rapidement. Ce contraste de départ provoque un malaise qui reflète l’état d’esprit du personnage, catapulté dans un monde de faveurs et de règles absurdes qui l’amusent, mais qui lui sont incontournables. Alors finalement, Marie-Antoinette comprend que le rose n’est pas une couleur si moche que ça, et que surtout, c’est la couleur locale…

Le mal-être est donc parfaitement souligné, tout comme l’absurdité du mariage auquel elle doit faire face : Car comme chacun sait, le paradoxe de sa vie fut que bien qu’elle soit l’épouse du roi de France, elle n’aurait pas pu être plus mal mariée. Dès lors est souligné le statut d’objet de l’autrichienne, considérée par tous cour, peuple, même par sa propre famille – comme une véritable “poule pondeuse” à qui on reproche de ne pas tomber enceinte, alors que la pauvre n’y est pour rien préférant, son mari preferant jouer au serrurier plutôt que de s’assurer une descendance. Là encore, elle joue le jeu, et la grossesse devient une compétition. Devenir mère lui permet d’acceder à une sorte de felicité, et MarieAntoinette, robe blanche et sourire aux lèvres, goute un peu au bonheur, et aux plaisirs de la vie qui la mèneront, elle et le reste de ses sujets, à une perte inévitable.

Soyons clairs malgré tout : Bien que relativement fidèle à la trame historique, j’imagine bien que ce film a de quoi faire hurler les historiens, et à raison : Avec ses séquences montées comme des clips musicaux où se cachent d’hypothètiques paires de Converses, et ses séquences de bal sur fond de The Cure, on aura bien souvent vu plus crédible dans le genre historique. Mais celui qui voudra guillotiner la fille Coppola devra d’abord se demander quel est le but réel de ce film, qui se veut bien moins représentatif d’une époque que d’une jeune fille en particulier : Si ce film s’appelle Marie-Antoinette, c’est bien pour une raison précise. Dès lors, il ne faut pas, à mon sens, voir ce film comme une atteinte à une quelconque fidèlité historique (qui est toujours discutable, au demeurant), mais comme le portrait d’une jeune femme mal-aimée, mal mariée et mal considérée en général, dont la précoce modernité ne lui a pas permis de s’épanouir dans un environnement et une époque qui ne lui correspondaient pas. Marie-Antoinette était une femme de notre époque, mais née deux ou trois siècles trop tôt. Qui oserait dire que ce film ne raconte pas cette histoire ?

Vous l’aurez compris, pour moi c’est un film à voir, et un essai transformé pour Sofia Coppola qui rate de près le home-run (ça n’a rien à voir mais j’avais envie de le mettre, et toc).