lundi, septembre 24, 2018 22:20

Caissières.

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Et voilà, cette semaine débute mon mois annuel en tant que caissière (oups, pardonnez moi, hotesse de caisse) en supermarché. Pas un mois en fait, juste un peu plus de 3 semaines. Suffisant pour pêter les plombs et me pousser à respecter les femmes qui font ça à l’année. Parce que quelque soit les préjugés qu’on a sur les caissières, croyez-moi, c’est pas un métier facile.

Je ne pense pas qu’il y ait un unique stéréotype pour définir la caissière. Personnellement j’en distinguerais 4 ou 5 :

  • L’éternelle caissière : Elle a quarante ans passés et elle fait ce boulot depuis plus de 20 ans. Blasée, elle sait qu’elle finira tristement sa carrière professionnelle à passer des codes-barres pour faire bipper la caisse. Généralement plus mal payée que la dernière arrivée (jeunesse oblige) elle a une certaine haine (relative cependant) vis-à-vis du sang neuf qui arrive dans la boutique, et n’hésite pas à rabaisser la petite nouvelle qui fait des erreurs de caisse. C’est aussi le genre à espionner le planning de la semaine suivante pour dégoter sa ou ses collègues privilégiées qui ne bossent pas le samedi, ou qui a (ont) plusieurs repos d’affilés.
    Généralement elles sont assez sympa avec les étudiantes vétérantes (ou du moins elles les tolèrent)

  • L’observatrice : Généralement jeune, entre 25 et 35 ans, elle est sympa et discute bien. C’est le genre de nana qui s’amuse de ce qu’il se passe autour d’elle et qui donne les ficelles aux nouvelles, sur le fait de ne pas se venter du planning, par exemple. On lui fait facilement confiance. Le soucis c’est qu’elle ragote pas mal.

  • La jeune touriste : La vingtaine à tout casser. Celle-là ne compte vraiment pas s’attarder là où elle est. Caissière faute de mieux, elle affiche sa determination à aller voir ailleurs prochainement en se comportant de façon limite avec les clients, en mâchant du chewing gum à toute heure, ou en faisant valdinguer votre sachet d’abricots sur le tapis roulant. Puis, un jour, elle donne sa démission, toute fière d’elle d’avoir trouvé mieux. C’est pour ça qu’elle est rarement apprécié, ou bien pour une autre raison, c’est pas ce qu’il manque…

  • L’étudiante qui débute : Se reconnait à son T-shirt ringuard qui porte le logo de l’enseigne, à son attitude stressée en caisse et à sa manie de vouvoyer ses collègues. Ose rarement demander conseil à l’eternelle caissière, et privilégie souvent la touriste ou bien l’étudiante vétérante. Souvent appréciée des clients, à condition qu’elle fasse des erreurs de caisse à leur avantage.

  • L’étudiante vétérante (en l’occurence, moi) : Fait suffisamment d’intermitence dans le magasin pour connaitre et être connue de tout le monde. A tendance à tutoyer à la pelle et n’a pas besoin de formation à chaque fois. Souvent accoquinée avec les touristes, elle est aussi d’un grand secours auprès les débutantes. Par contre, on lui pardonne moins ses erreurs.

Voilà pour cette fois. La prochaine fois je vous parlerais des différentes facettes du metier, vous verrez c’est instructif…

3 Responses to “Caissières.”

  1. chaleeloo dit :

    Très drôle cet article et tellement réaliste!

  2. Arno dit :

    La différence entre les trois derniers type de caissière est très fine quand même!
    La façon dont tu tournes ton article laisse penser que tu es en passe de devenir observatrice voire eternelle caissière. Est-ce un signe? meurt

    (mais t’étais pas au rayon boucherie encore stannée?)

  3. Ben non, en caisse. hihihi * meurt 3 fois *

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