jeudi, dcembre 14, 2017 00:44

Jeanne Calmant.

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Oui, je sais, j’ai balancé cette blague pourrie (mais réussie quand même) à tout bout de champ depuis que j’ai découvert qu’une série intitulée Painkiller Jane allait débarquer sur Sci-Fi. C’est désormais chose faite puisque le pilote à été diffusé il y a quelques jours. Et donc, voilà quoi.

Je sais pas trop pourquoi, quand j’ai regardé ce premier épisode, j’ai eu une envie folle de rédiger une grosse note. Pas uniquement une note sur cette série qui s’annonce bien médiocre, mais une note pour parler un peu de l’actrice qui joue le rôle de Jane Vasco. Amateurs de destins tragi-comiques, cliquez pour lire la suite.

Avant donc de parler un (petit) peu de Painkiller Jane, laissez-moi vous présenter Kristanna Loken. Oh, allez, ne faites pas cette tête, vous l’avez sans doute déjà vue dans ce chef d’oeuvre d’imagination qu’est Terminator 3, dans lequel elle incarne le très très très (très) charismatique TX qui vient du futur pour péter la gueule du gouverneur de Californie. Youpi.

Ceci n’est pas un Cylon.

Bien décidée à avancer avec rôle haut en couleur (pour lequel elle doit avoir à peu près trois répliques, dont les fameux “I like your car.” et “I like your gun.” qui en disent long) notre top-model préférée (oui, Kristanna a débuté comme mannequin, faut dire qu’elle est charmante, quand même) se trouve un nouveau rôle de choix dans BloodRayne, le film de Uwe Boll, tiré du jeu vidéo du même nom.

Ceci n’est pas un (vrai) vampire.

Certes, Kristanna a un peu plus de texte dans ce film (faut dire qu’elle a une voix charmante, quand même) mais tout ça, c’était sans compter sur le fait que Uwe Boll est un des réalisateurs le plus nul de sa génération (et qu’en plus c’est un gros connard, je vous conseille d’ailleurs de lire cet article d’un bloggueur québécois qui lui voue une haine farouche), et donc, le film l’une des plus grosses merde du genre. Le seul truc bien dans le film, c’est que Kristanna (Rayne, donc) tue Ana-Lucia, de Lost (oui, Michelle Rodriguez joue une vilaine dans le film). Faut dire qu’elle est forte Kristanna, quand même.

Et là donc, je me dit que Kristanna Loken va définitivement devenir actrice de séries Z, ou au mieux, B (c’est toujours mieux que le porno ceci dit. J’imagine déjà les mots clés que ce mot va me rapporter.) quand j’apprends qu’elle rejoint le casting de The L Word pour la saison 4. Là je me dis, lueur d’espoir.

Ceci n’est pas un couple hétérosexuel.

Le personnage est sympa, et ultra-différent de ses rôles précédents : pas de robot ou de vampire ici, juste une mère célibataire un poil brisée qui cherche à redémarrer de zéro sur des bases nouvelles. A l’image de son personnage, notre chère Kristanna semble enfin partir du bon pied.

Nous en arrivons donc à Painkiller Jane, projet coproduit par l’actrice elle-même, annoncé sur Sci-Fi comme LA nouvelle série fantastique de la chaine (Après BSG bien sûr, et The Dresden Files qui marche pas mal). Le projet avait l’air pas mal, adapté d’un comics, une sorte de Judge Dredd au féminin. Sans attendre spécialement le pilote, j’imaginais la chose pas mauvaise.

Et là, une chose terrible : J’apprends que Kristanna Loken va jouer dans In the Name of the King: A Dungeon Siege Tale, la nouvelle merde annoncée de Uwe Boll. Faut quand même être très conne pour ne pas avoir compris la leçon avec la daube BloodRayne ! T’es conne Kristanna, sérieux !

Ceci expliquant cela (car oui, tout ça pour ça), Painkiller Jane est une série qui s’annonce médiocre, et de ce fait, elle risque d’être très courte.

Pourquoi médiocre me direz-vous ? Mais parce que Kristanna joue dedans bien sur ! C’est un peu comme quand vous savez que Jérémy Irons joue dans un film : le film a de grande chance d’être naze. C’est pas parce que l’acteur joue mal, il choisit juste de jouer exclusivement dans les trucs de merde. Ben Kristanna c’est pareil.

Trèves de plaisanteries : Le pilote de Painkiller Jane ne m’a pas convaincu, pour plusieurs raisons :

  • Une narration bordelique, d’abord : La série use en effet du procédé éculé de la voix-off. Ca marche super bien dans Dexter, ou dans Véronica Mars, mais ici, la voix-off, celle de Jane donc, n’a pas vraiment de raison d’être, à part peut-être au début de l’épisode, et encore, je trouve qu’elle complique les choses. On sent vraiment que la voix-off est là pour servir de raccourci narratif : A la fin de l’épisode, on fait une pirouette dans le temps grace à la voix-off, qui donne l’impression qu’un bout de l’intrigue a été coupé pour raccourcir l’épisode. Bref, on a l’impression qu’on se fout de nous.

  • Un début d’épisode qui mélange passé, présent et futur, avant même qu’on comprenne où on est et qui est Jane. Quand on se croit dans le présent, la voix-off nous apprend qu’en fait, c’est le futur, et on remonte quatre jours avant pour comprendre comment cette conne de Jane s’est retrouvée à chuter du 36e étage d’un immeuble. La suite de l’épisode est un gros bordel aussi.

  • L’action est mal filmée : une pseudo poursuite dans un bar avec une espece d’énigme à moitié compréhensible servent à démontrer que Jane est une bagarreuse futée. Elle et sa coéquipière forment d’ailleurs un duo de flic-domina tellement caricatural que c’est à peine drôle.

  • Le charisme au ras des pâquerettes de la totalité des personnages, Jane y compris : Wah, elle a perdu sa mère quand elle était gosse, apparemment ça l’a traumatisée. Enfin on dirait. Bref. La bande de flics top-secrets qu’elle rejoint après avoir suivi le chef puis pris en “otage” l’un des membres on ne sait comment (dans une scène coupée au montage, sans doute) apparait comme tout, sauf interessante. D’ailleurs, je me souviens même plus de l’organisation, c’est dire.

  • Enfin, l’intrigue elle-même : Jane intègre une fine équipe de super flics (il parait) chargés de traquer les “Neuros”, c’est à dire des personnes qui ont une anomalie génétique qui leur permet de contrôler d’une façon ou d’une autre leur entourage, et influencer leur comportement. Putain, c’est précis. Et compliqué. On comprend mieux quand ils arrêtent leur premier Neuro d’une façon aussi débile que laborieuse. Et puis Jane se découvre un pouvoir, celui de guérir de ses blessures, même les graves, genre comme la mort. Je vous passe les détails de la fusillade de fin d’épisode, où Jane se prend clairement des bastos de tout les côtés mais où elle n’a même pas de trous dans son blouson à la fin de la baston. Un vrai régal.

Bref, vous l’aurez compris, je prédis un vilain flop à cette nouvelle série qui aurait pu marcher, mais qui sera bientôt la risée du network si elle ne se reprend pas très (très) vite. Etant donné que les 13 épisodes commandés par la chaine ont déjà été tournés, il y a peu de chance de voir les épisodes suivants gagner en qualité.

Allez, pour finir joyeusement, voici quelques screens commentés. Enjoy !

Image arrêtée qui nous présente Jane (à droite) et sa collègue Maureen (à gauche, ben oui). Plusieurs images arretées de ce type sont présentes dans l’épisode et à chaque fois Jane a une tronche de cake dessus. Le monteur devait etre jalouse.

Instant quizz : Deux sont des méchants, un seul est le gentil. Lequel ? (ça a l’air clair dit comme ça mais croyez-moi, j’ai eu du mal à comprendre).

Mohinder Suresh explique à Jane et sa (nouvelle) bande de bras cassés qu’il y a des gens sur Terre qui ont une anomalie génétique qui leur donne un pouvoir. Ah merde, je crois que je mélange deux séries là.

Bon, là on voit mal, mais l’installation informatique du QG des bras cassés (faudra que je me remémore le nom du groupe, quand même) est archi pompé sur les ordinateurs dans le Nabuchadnezar, dans Matrix.

Ahahah, alors ça c’est l’instant kodak de l’épisode : la copine-collègue qui pleure en regardant des photos parce qu’elle croit que Jane est morte. Tout ça dans l’appartement de la moribonde présumée, qui débarque bien vivante après. S’ensuit une pirouette narrative assez insolente.

Bon, et puis allez, un petit aperçu de la scène de “baston” de fin d’épisode, où plein de flics manipulés par le Neuro tirent sur Jane sur fond de musique technoide bien pourrave.

Ca m’étonnerait que cette Jeanne Calmant là atteigne 122 ans… (Blague au niveau du sujet, que voulez-vous)

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10 Responses to “Jeanne Calmant.”

  1. milouse dit :

    Tu viens de faire économiser à ma vie la durée d’un épisode, merci beaucoup
    Et vive Uwe Boll, c’est un dieu ce mec !

  2. Aka dit :

    Eh bien ce très long article aura au moins servi à quelque chose quoi qu’il arrive :p
    Et cool le Gravatar :)

  3. Russ dit :

    Je suis Jeremy Steels, frère jumeaux de Jeremy Irons. Je suis outré par vos propos mademoiselle. !

  4. Arno dit :

    Ca a l’air vraiment chouette quoi!
    Moi j’aime bien quand elle fond comme une merde sur la big machine dans Terminator 3 _

  5. Aka dit :

    Oh oui, quand elle fond comme une merde :D Ta phrase résume tout.
    Sinon, j’ai matté l’épisode 2 de PKJ, ben c’est toujours pas très bon… Mais je vais continuer de regarder quand meme je crois :D

  6. [...] tous les sens du terme : du coup j’ai pas osé lui dire que j’avais trouvé Painkiller Jane nul. J’ai même menti en lui disant que je regrettais que la série ait été [...]

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