vendredi, décembre 02, 2022 23:23

Opéra Plapla et autres démons de l’écriture.

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Me voil rentre de l’Opra de Nancy, o je mettais les pieds pour la premire fois de ma vie, et o je ne sais pas si j’aurais la chance de retourner un jour.


C’tait donc une premire pour moi et pour beaucoup de copains et copines de Fac… Nous avons vu Madama Butterfly, et on s’est dbrouill avec Fifi pour tre cote—cote alors qu’ la base c’tait pas du tout le cas. On a mme pas eu besoin de se mettre de coups de coude pour rester veills malgr une fin de deuxime acte un peu longuette. La mise en scne tait sans surprise, c’est sans doute normal pour un Opra aussi classique… Je sais pas trop. J’en garderais un bon souvenir mais je ne pense pas que l’opra soit vraiment mon truc, je prfre le thtre. Malgr tout je pense que c’est une exprience tenter au moins une fois, ne serait-ce que pour l’ambiance et la beaut de ce genre d’endroits _


Avant de me pieuter, je vais travailler un peu sur Deize, mon nouveau “roman”. C’est une histoire fantastique o un jeune prtre doit faire quipe avec une ancienne dmone dompte par le Vatican pour rsoudre des affaires paranormales. L’intrigue est assez tordue. Je me documente en ce moment sur l’organisation gnrale de l’Eglise et sur les rites d’exorcisme… Comme mon habitude, je bosse aussi le look des persos, je n’arrive pas imaginer mes personnages en situation si je n’ai pas de visuel… Voici donc Deize elle-mme :



Desole pour la qualit pourrie, comme j’ai pas de scan chez moi j’ai photographi le dessin au numrique ;


Mine de rien, c’est l’hrone la plus fminine que j’ai pondue ce jour, et paradoxalement c’est la moins humaine. Je crois que jusque l je crais des personnages fminins qui me ressemblaient aussi physiquement, quelque par. Deize est une personne tourmente psychologiquement entre deux “identits”, elle n’chappe pas la rgle, mais elle a quelque chose de diffrent de Carrie ou d’Akazan. Carrie et Akazan sont des personnages qui existent par leur prestance et leur charisme, elles ne sont pas vraiment attirantes physiquement, mais elles ont un “truc” qui les rend “classe” quelque par. Deize a du caractre, mais en la dessinant je me suis rendue compte qu’elle me donnerait du mal, non pas sur le plan graphique (c’est la premire version que j’ai faite d’elle, et se sera la dernire) mais sur le plan motif. C’est difficile dcrire. Je me sens la fois proche d’elle psychologiquement, mais loin physiquement, et pourtant que sais qu’elle doit tre “comme a” et pas autrement.


 Je me demande si, lorsqu’on crit une histoire, on doit se sentir proche du personnage principal pour crire correctement. Jusque l, la question ne se posait pas : Carrigan, la jeune crivain sans foi ni loi qui faisait justice elle-mme, je me sentais proche d’elle. Akazan, la ncromancienne qui suivait la “norme” en dpit de ses convictions, j’avais envie de l’aider trouver sa voie. Deize, je ne sais pas ce qu’elle veut. Je ne sais pas si le chemin que je choisirais pour elle lui conviendra. J’ai beau crire avant tout pour moi-mme, je ne peux pas croire qu’un rcit puisse tre crdible si on ne considre pas que les protagonistes prennent le bon chemin. J’ai du mal relire ce que j’cris, je passe mon temps rcrire des bouts de texte, parce que a ne va pas. Plus le temps passe et plus je me rends compte que je ne rcris pas parce que a ne va pas, mais parce que a ne va plus. Je cherche un quilibre entre moi et ce que j’cris. Tout a peut fonctionner parce que je suis en accord avec mes personnages. Ils voluent avec moi. Pour Deize, je ne sais pas. Peut-tre que c’est ma rflexion sur l’criture qui volue en ce moment, et pas moi-mme, ou peut-tre est-ce l’inverse. Quand on crit des histoires tordues, c’est sans doute qu’on l’est un peu soit-mme.


Je pense que je vais crire les 3 premiers chapitres, et je les enverrai Mimi. La seule fois o j’ai envoy un passage du Maitre des Marionnettes Mimi, elle m’en a fait une analyse troublante. Elle a vu des choses que moi-mme je n’avais pas ralis. C’est limite flippant de voir quel point on peut mettre de nous-mme dans un seul chapitre d’un rcit aussi anodin. Je pense que a pourrait m’clairer qu’elle jette un oeil ce que j’cris actuellement…

5 Responses to “Opéra Plapla et autres démons de l’écriture.”

  1. Fifi dit :

    yeah l’image rend bien.

    intressante note…

  2. scorpion dit :

    c sur elle fait un peut garcon manque deize mais il me tarde de pouvoir lire l’histoire !! bon courage pour la suite !!
    the great -=][scorpion][=-

  3. Fujin dit :

    J’espre avoir la chance de lire les premiers chapitres :)

  4. ShikamaRuss dit :

    Elle ressemble vachement a Misato Katsuragi. Enfin, j’trouve.
    Sinon c’est normal que mimi arrive a dcortiquer le texte, c’est une littreuse :p

  5. Tramadol dit :

    pendant que moi je me tape un Nobel d’?conomie… pouark. Bonne pioche, lorsque j’ai vu “Oulipo” au dos. Je l’ai pris!

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