mercredi, décembre 19, 2018 16:51

Ground Zero.

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Il suffit que je mette une note un peu tristoune sur mon blog pour que pleuve un déluge de messages sur MSN et de SMS.
Ca me fait vraiment chaud au coeur, vraiment.

Aujourd’hui j’ai terminé ma troisième semaine de boulot, et j’entamerais lundi ma dernière semaine. Caissière de supermarché, encore un emploi que je dois mettre dans la liste des trucs pas fait pour moi. 8 ou 10h par jour derrière une caisse, à être aimable à tout venant face à des gens souvent désagréable m’entraîne parfois, en guise de repercution, à être désagréable avec mon entourage, qui n’y ai absoluement pour rien dans mon contre-emploi. Ca souligne malgré tout une chose : Etre faux-cul, ça me va pas. Tout ce que je ressens à un moment précis, je dois l’évacuer, même après. Arno a parlé sur son blog hier d’une “boule de haine” qu’on aurait au dessus de la tête et qui serait le cumul de tout ce qu’on peut se prendre dans la gueule à longueur de journée. Je crois qu’il a parfaitement raison.

Etre assise 10h à attendre que le consommateur vienne payer sa dose quotidienne offre aussi l’affreuse perspective d’avoir le temps de penser. A rien, à tout, à n’importe quoi. Laisser faisander les idées, juste à coté de la “boule” prête à exploser. Se demander ce qu’on fout là. Se demander où l’on pourrait être, à cet instant précis, si on était pas où on est. Se demander aussi si quelqu’un pense à ce qu’on est en train de faire. Finalement tout se mélange dans un sentiment d’anxiété, de tristesse : Là où l’on est, au final on est tout seul. Le vrai bonheur étant de se dire que quand on va quitter cet endroit qui craint, on retrouvera un environnement qui nous convient et que ça nous fera plaisir.
Mais je me sens seule où je suis en ce moment. J’ai beau être avec mes parents, mon frère, je les adore, mais je me sens seule. Il y a un vide cruel actuellement, qui n’est pas un vide relationnel, bien heureusement (sinon je pense que j’aurais encore plus de mal moralement) mais un vide physique. Des gens me manquent. Une personne, un groupe, une tribu, aujourd’hui plus que jamais je me sens isolée.
Si je fais le bilan de l’année passée (et j’ai vraiment le temps de le faire, plusieurs fois par jour si je le désire) je me rends compte que depuis l’année dernière à la même date, il y a eu plus de changement dans ma vie que les 3 années d’avant. Je n’en ferais pas le listing, déjà connu ou trop personnel. Je soulignerais juste ce fait. J’ai changé en un an, principalement parce que des gens m’ont changé. Je me rends compte petit à petit qu’on ne peut pas se cacher éternellement derrière une carapace stoïque et qu’il y a un moment où l’on se rend compte que rien ne sera plus jamais comme avant, c’est comme un nouveau commencement dont on attendrait le déclic. Déclic dont le moteur serait l’Autre.
Il m’arrive depuis quelques temps d’avoir en moi des sentiments qui me font un peu peur, me dépriment. Je n’avais pas conscience avant de la fragilité des gens, des situations et des choses, et je crois que je n’avais pas conscience de ma propre fragilité vis-à-vis de tout ça. Je crois que j’ai peur de tout perdre un jour. Que tout s’effondre. Je crois que pour la première fois de ma vie la solitude me fait peur.

J’ai conscience que tout ça n’est pas très gai, que c’est sans doute même plutot lourdingue. Mais depuis que j’ai lu la note d’Arno, hier, je n’ai pas arrêté d’y penser, et ma conclusion, vous venez de la lire. Il y a tellement de choses que j’aimerais dire encore. Mais je ne le ferais pas ici. J’en resterais là.

4 Responses to “Ground Zero.”

  1. Seta dit :

    Ca me rend vraiment très triste de lire çà, de te savoir ainsi en ce moment :/

    C’est loin d’être lourdingue. Il vaut mieux parfois essayé d’exprimer quelque part ce qu’on a sur la conscience, sur le coeur pour évacuer et repartir d’un meilleur pied.

    Je dirai plutôt que c’est tous simplement humain comme note, même si elle s’avère être peu réjouissante.

    C’est peut-être con à dire, mais même si on ne se cotoît pas aussi souvent “physiquement” parlant, tu es quelqu’un qui a beaucoup d’importance pour moi et pas seulement parceque notre première rencontre en ligne a été sans doute décisive pour moi. Y a pas à dire, je suis infiniment honoré et comblé de savoir que je fais partie de tes amis, tu vois, rien que çà, il en faut pas tant que çà pour avoir énormément de valeur à mes yeux ! Je m’attache peut-être trop facilement au gens et çà m’a déjà joué de mauvais tour par le passé, mais là, je suis sûr de ne pas me tromper ! Je ne peux pas vraiment trouver les mots pour décrire tout çà, pas sûr même qu’on puisse l’expliquer. Tu fais sans aucun doute parti des rares personnes que j’ai commencé à rencontrer sur le net et en qui j’ai totalement confiance !

    Je le dis avec honêteté et sincérité, je serai prêt à te donner ma vie s’il le fallait. Et je déconne pas, au fond de moi, je le pense très sincèrement.

    Donc quand tu te sens mal, moi aussi je le suis rien que de le savoir. Et y a pas pire que de se sentir impuissant. . .

  2. C’est tellement gentil de me dire ça. Ca me touche vraiment.
    Et merci de tout coeur pour la suprise c’est enorme xD

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