dimanche, juin 25, 2017 05:18

Rick of the (walking) dead

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En lisant hier soir le tome 8 de The Walking Dead, je me suis rendue compte que je n’en avais jamais parlé ici. C’est une hérésie que je compte bien corriger avec cette note !

Il faut d’abord que je commence par évoquer une idée reçue qui m’énerve beaucoup : NON, les comics ne se résument pas aux Super-héros ! Il y a un tout un tas de BD US géniales qui ne parlent ni d’hommes d’acier ni de mutants rebelles. The Walking Dead fait justement partie de cette catégorie. Une histoire de zombies bien gore comme on aime, mais pas seulement.

The Walking Dead, c’est avant tout l’histoire de Rick Grimes, un policier exemplaire de la petite ville de Cynthiana. Un jour, durant une intervention, il est gravement blessé. Il ne sort de son coma que plusieurs mois plus tard, et découvre un hôpital infesté de zombies qui cherchent bien vite à le dévorer. Seul, perdu et terrorisé, Rick erre dans une ville dévastée par un mal inconnu. Sa rencontre avec l’un des rares survivants va lui faire comprendre que le monde tel qu’il le connaissait n’existe plus et que seul compte la survie. Seul, Rick va alors partir à la recherche de sa famille disparue et tenter de comprendre comment le monde a pu changer aussi vite.

TWD est un comics très sombre et très violent, dont les bases ne sont pas sans rappeler l’excellent 28 jours plus tard de Danny Boyle. Difficile en effet de ne pas rapprocher le réveil de Rick à l’hôpital de celui du personnage du film, interprété par Cillian Murphy. A mes yeux, les deux œuvres se rejoignent aussi sur la dimension humaine que l’on perçoit dans cette situation : car dans The Walking Dead, l’ennemi le plus dangereux pour l’homme, c’est avant tout l’homme lui-même. Face à des zombies très lents et en surnombre, on trouve des survivants tiraillés entre le besoin de survivre en groupe, et le désir d’exprimer des besoins individuels face à une situation totalement folle.

Au milieu de tout ça, on retrouve Rick le flic, leader naturel, et surtout chef maudit d’un groupe complètement perdu, qui vit dans l’espoir d’un sauvetage qui ne vient pas. Les tensions, les trahisons, les doutes et la mort des rares êtres humains  semblent peser sur les épaules de cet homme qui n’a pourtant rien demandé.

Au bout de 8 volumes déjà parus, on ne sait d’ailleurs pas grand chose sur le phénomène ayant entrainé la transformation des morts en zombies (appelés “voraces” par certains survivants). Les auteurs du comics n’ont jamais caché que leur objectif principal est de suivre Rick en priorité. Dans la postface du tome 2, Robert Kirkman explique qu’on “ne se demandera jamais ce qu’il est  arrivé ensuite à Rick, on y assistera. Walking Dead sera un film de zombie qui ne connaitra pas de fin”. Une phrase qui souligne bien le statut irremplaçable de ce chef maudit, qui en bave de chapitre en chapitre.

Le tome 8, dernier édité en France à ce jour, est sans doute le plus violent publié depuis le début, et donne un nouveau tournant à l’histoire : car malgré une idée de base déjà vue, The Walking Dead ne cesse de prendre de nouveaux tournants inattendus et se renouvelle constamment.  S’attacher à un personnage en particulier est d’ailleurs assez risqué, tant la mort guette à chaque page. La série porte parfaitement son nom à ce niveau là : La Mort Ambulante, ce sont les zombies, mais c’est aussi le poids qui pèse sur chaque survivant qui exacerbe son humanité pour se sentir vivant. Quitte à péter un plomb, céder à la tentation, ou même sacrifier un faible. A chaque page, le comics nous pose face à une question cornélienne : et nous, à leur place, que ferions-nous ? La seule manière d’y répondre est sans doute de se glisser dans la peau de Rick et de ses compagnons d’infortune.

Alors si vous aimez les histoires de zombies intelligentes, rondement menées et rudement bien dessinées, et si les BD gores en noir et blanc ne vous rebutent pas, je vous recommande chaudement la lecture de ce petit bijou de la bande dessinée US. Toujours en publication aux States, The Walking Dead n’a pas fini de surprendre les lecteurs.

Edité en France par Delcourt. Et vous pouvez feuilleter le premier chapitre en VO ici.

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8 Responses to “Rick of the (walking) dead”

  1. Arno dit :

    Ça a l’air bien tout ça ! :o

    Mais ça me poserait bien un problème de pas savoir d’où est venu le problème, ce qu’il s’est passé durant ces mois perdus, même si la ligne principale est visiblement : “comment vivre avec ça ?”.

    Faudrait que j’y jette un coup d’oeil.

  2. Ayah dit :

    Chouette article, ça donne vraiment envie de le lire!

  3. tangi dit :

    ça ne parle peut être pas d’homme en collant sauvant le monde, mais ça parle quand même de super zombies :)

  4. Aka dit :

    Les zombies, c’est toujours super ! :D

  5. SuzyX dit :

    Excellent les premières pages m’ont donné un appétit de zombie… Ca m’a fait un peu pensé à l’univers d’un film bien psychopathe que je vous recommande “The Signal”, pas tout à fait sur des zombies mais le sujet tourne également sur des lobotomisés avides de chair humaine…

  6. SuzyX dit :

    quelques playlists de bon goût :

    http://www.dailymotion.com/playlists/Hippie_Killer

  7. Aka dit :

    aaaaah du zombie du zombie ! Ca tombe bien je m’ennuyais là :)

  8. Kristeen dit :

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