lundi, juin 18, 2018 13:06

Archive for the ‘Cinoche’ Category

La grève a du bon

Lundi, janvier 7th, 2008
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Tombée en pénurie de séries à cause de la grève des scénaristes (mais ils ont raison de la faire, quand même !) j’en profite pour redécouvrir quelques classiques du cinéma que j’avais eu l’occasion de voir il y a quelques années, ou bien dont je n’avais aperçu que des extraits en cours.
affiche du filmParce que je n’ai pas vraiment le temps d’en écrire plus pour le moment, j’en citerai uniquement deux, que je classe sans aucune hésite aux premières places de mon top-100 imaginaire de films à voir absolument : le culte Autant en emporte le vent et le magnifique Quand passent les cigognes.Reeeeett !

Le premier est archi-connu de tous je pense, même si on ne l’a pas vu. Pour moi, ce film est LE film. Je ne l’avais pas vu depuis au moins 5 ou 6 ans et autant dire que je ne l’avais jamais vu du tout : aujourd’hui je me rends compte comme jamais à quel point ce film est impressionnant techniquement et esthétiquement (il date de 1939 et pourtant certains plans dépassent des films d’aujourd’hui sans aucun problème et avec un lyrisme à pleurer), mais en plus l’histoire est inoubliable. Vivien Leigh est sublime, Clarke Gable magnifique. Le film dure 3h30 mais on s’en fout, on est tellement porté par ce qui se déroule à l’écran (la guerre de sécession vécue par Scarlett O’Hara, une jeune femme un peu trop indépendante pour son époque, amoureuse d’un homme parti au front et marié à une autre… Tout ça sans compter Rett Butler… Aaaaah là là, Rett !) qu’on ne voit pas le temps passer.

Mon seul regret c’est de l’avoir revu sur une copie VHS pourrie en 4/3 et surtout dans une VF vieillotte. Malheureusement, comme beaucoup de grands classiques, l’Ultimate Edition 4 DVD est plus chèreaffiche du film, ce qui en fait un achat classieux. Mais il parait que l’image de cette édition est magnifique, donc ça semble justifié. Ou pas.

Le second film est bien moins connu, mais reste pourtant immanquable. Quand je parle de ce film en disant “C’est un film russe qui a eu la Palme d’or à Cannes en 1957”, tout le monde baille. Et puis le film commence et c’est plus la même musique : Veronika attend Boris parti au front et si on coupe la vidéo avant la fin, tout le monde hurle pour qu’on relance le magnetoscope. Là encore, le film ose des travellings impressionnants pour l’époque, dont la première scène du film qui suit la montée de Boris dans les escaliers sous-forme de plan-séquence : difficile de ne pas être captivé dès les premières secondes de ce drame, où encore une fois amour rime avec guerre. Veronika, interpretée par Tatiana Samoilova, est un personnage d’une force incroyable : tellement de choses passent au travers de son regard qu’elle n’a même pas besoin de parler. C’est beau et encore une fois, c’est pas donné ! le regard qui tue...Heureusement les profs de l’IECA sont là pour passer ses petits bijoux sur grand écran…

Voilà, j’avais juste envie de dire ça, de mettre le doigt sur deux films selon moi indispensable… Ca parait peut-être étonnant pour les (quelques) lecteurs habitués à lire ici mon blabla sur les blockbusters hollywoodiens et mes diatribes au sujet du cinéma d’auteur. Même si je ne suis pas une adepte fanatique des vieux films à la pélicule usée (quoi qu’aujourd’hui ça ne veut plus rien dire tout ça) je reste convaincue qu’on ne peut pas aimer le cinéma sans aimer les grands classiques. J’essaierais donc de temps à autre de parler d’un film que je trouve culte !

Voilà, la minute culturelle est passée, vous pouvez vous rendormir :)

Arthur et la Minicensure

Vendredi, septembre 7th, 2007
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Parce que j’ai pas envie de bosser et que j’ai envie de parler, laissez-moi vous faire part d’un truc qui m’a fait halluciner récemment devant mon écran d’ordinateur.

Cet été, au bord de la piscine (que je regrette depuis déjà bien longtemps), j’ai pris la décision de lire tous les bouquins que j’avais eu envie de lire durant l’année. Parmi eux, le premier sur lequel je suis tombé au détour d’un rayon de Carrouf Antibes : Arthur et les Minimoys, le bouquin “pour enfants” signé Luc Besson. J’ai dévoré les 4 tomes en 7 jours, et contre toute attente j’ai vraiment bien aimé (les deux premiers surtout, les deux derniers c’est trop commercial comme dirait Yanou). Et je me suis donc dis, les yeux plein d’éclats d’emmerveillement enfantin, “j’ai super envie d’acheter le DVD du film maintenant, youpi !”.
Et c’est là que l’affaire se corse.
(Lire la suite…)

Vamos a la playa, ohohoho

Jeudi, août 2nd, 2007
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Bon, faute de temps je n’aurais pas posté le second volet de “Impossible de ne rien faire” cette semaine. Trop de trucs à faire, en fait. Logique.
Je délaisse donc ce blog quelques jours pour ne rien faire du tout, pour de vrai. Donc allez donc polluer chez Cyn durant ce petit laps de temps, je vous montrerais des choses en revenant, promis craché (mais pas juré, c’est malpoli).

Je vous dis donc à très bientôt et je vous laisse avec l’image preview du futur Spin-off de Harry Potter : Hermione et le slip de la Mort.
Emma Waston lave son linge sale

Impossible de ne rien faire (Partie 1)

Jeudi, juillet 26th, 2007
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Je crois que depuis que j’ai rendu mon mémoire, il ne s’est pas passé une seule journée de glande pure et dure comme j’ai pu les imaginer tout au long de l’année.
En fait, il faudrait commencer par définir ce qu’est véritablement une “journée de glande”. Nan parce que finalement, rien foutre de la journée, je vois pas (plus ?) comment c’est possible à part en larvant sur le canapé en regardant le Destin de Lisa (qui ne dure même pas 30 minutes). J’ai donc décidé (sans le vouloir, en fait) de faire DES CHOSES, si possible CONSTRUCTIVES durant les vacances.
A commencer par (essayer) de faire un régime, avec du sport, même. Car ayant pris du poids pendant l’année “fesses collées sur le siège”, alors que déjà j’ai jamais été maigre, chaud chaud pour l’été. Je ne suis pas une adepte du bikini, loin s’en faut (je serais même plutôt tenue de plongée) mais c’était perdre une bonne taille (deux ou trois serait pas mal, en fait) ou racheter des fringues, et j’ai pas la thune à ça. Je vous dirais si ça porte ses fruits, mais j’ai grand besoin d’encouragements, si si je vous assure !

A part ça, je ne vais pas m’étendre sur le boulot extraordinaire que je laisse faire à Milouse et compagnie sur le 4400 Center (j’ai l’impression de rien faire sur le site dernièrement à part superviser, c’est nul) ou sur les DVD géniaux et totalement indispensables que je teste pour DVDSéries (et là je suis presque totalement à jour, miracle !). Non, je vais essayer de parler d’autres choses, des choses plus “exclusives”, ou pas.

Ca sera long, douloureux et ça prendra surement plusieurs notes. Je vous vois saliver d’avance.

Pour A la croisée des mondescommencer en douceur je vais parler d’un truc dont j’ai déjà parlé, en fait. Hier, en allant dans la dernière librairie non-explorée d’Auxerre à la recherche d’un hypothétique exemplaire du tome 7 d’Harry Potter que je ne trouva bien sûr point, Auxerre étant Auxerre, j’ai jeté mon dévolu sur la réédition mastoc que Gallimard a fait de l’intégrale de A la Croisée des Mondes, la trilogie de Philip Pullman qui colle au placard non seulement Rowling, mais aussi (et je sens déjà le frisson monter dans votre colonne vertébrale) Tolkien. Inutile de préciser que je me suis replongée dans ce bouquin dès hier soir, pour la 4ième fois en 7 ans. J’ai bien fait de l’acheter d’ailleurs, parce que mes éditions de poche commençaient à être vachement usées…
Ceux qui n’ont pas lu cette extraordinaire trilogie doivent s’enquiquiner sec à lire ça, en plus je casse du sucre sur le dos d’auteurs super-connus, principalement parce qu’adaptés au cinéma (ouais allez, avouez quoi). Je dis “bien fait”, alors.


De toute façon Pullman fera bientôt partie du club, puisque Les Royaumes du Nord La Boussole d’Or sort au cinéma le 5 décembre. Comme son nom ne l’indique pas (puisque le titre français du film n’est pas le titre français du livre, d’où mon hésitation mimée * genre *) il s’agit du premier volet d’A la Croisée des Mondes. Si vous êtes allé au cinoche récemment, vous aurez peut-être déjà vu la bande annonce en français. Beurk. La voici en VOST car je suis sympa.

Dakota Blue RichardsJ’ai du la voir 30 fois alors même si je suis fan, j’ai eu ma dose. En plus je trouve cette bande-annonce inquiétante, parce que je suis fan justement.
Je ne vais pas faire 50 lignes de narratologie (même si, en universitaire chiante, j’adorerais ça) mais autant pour Harry Potter j’ai retrouvé pas mal de mon imaginaire dans les films, autant, là, non, loin de là. Je trouve que ça fait trop moderne. Je ne voyais pas du tout l’Oxford du monde de Lyra comme ça. Prestigieux ouais mais moderne, non ! Ouin !
Comme beaucoup j’aurais bien aimé que Dakota Fanning incarne Lyra Belacqua à l’écran… Finalement après des castings un peu partout en Angleterre, c’est une gamine totalement inconnue qui a été choisie pour le rôle. Elle porte le même prénom : Dakota. C’est marrant le hasard. Par contre je trouve que physiquement elle colle pas mal à l’idée que je me faisais de cette gamine. Ce qui me fait rigoler c’est que cette gosse de 10 ans, que la production a choisi parce qu’elle est un peu en “décalage avec son temps” (ce sont les mots de la directrice de casting ) va se retrouver propulsée sur le devant de la scène dans un rôle qui va sans doute marquer le cinéma autant qu’il a marqué la littérature. Et qu’elle finira sans doute, dans quelques années, comme la plupart des enfants stars : droguée, alcolo, voire les deux en même temps. Pis elle trainera sans doute dans des boites douteuses en étant mineure, et couchera avec ses fans aussi.
Grand Dieu, ne lui souhaitons pas ça. Le pire dans tout ça c’est qu’on sera sans doute déjà trentenaire quand ça lui arrivera (ou pas) !
Bref, pour conclure là dessus : si vous vous ennuyez chez vous, au boulot, à la plage, en Bretagne (rayez les mentions inutiles), LISEZ CETTE TRILOGIE ! Comme ça quand le film sortira vous pourrez dire “je lis le Hellblog, je connais /o/”
C’est tout pour aujourd’hui, demain bientôt, je vous parlerais, pour changer, de films !! Wouhou !! _o/

Personne ne vous entendra crier.

Mercredi, avril 11th, 2007
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Entre mes deux-trois heures quotidiennes de mémoire, mon heure de bossage de cours, mon heure (pas toujours) de rédaction d’articles, je passe en moyenne entre 3 et 4 heures par jour à écrire. Le reste du temps, je lis, je dors, ou bien je me promène dans l’espace.

J’ai profité d’un passage à Dijon, chez mon frère, pour m’offrir le coffret DVD de la saison 2 de Battlestar Galactica. J’ai beau avoir vu et revu les deux premières saisons plusieurs fois, j’accroche toujours autant. Surtout que le coffret propose la version longue d’une heure du season finale, qui restera sans doute le meilleur cliffhanger de série que j’ai vu durant encore pas mal de temps. Au fait, combien y a-t-il de cylons ? * meurt *

J’ai aussi profité du seul magasin rééllement interessant à Auxerre, qui propose une quantité absolument énorme de DVD de films à 5€ pour les éditions simple, et 10€ pour les collectors. Outre la version collector de Jackie Brown qui était le seul Tarantino qui me manquait, j’ai pu me faire la quadrilogie Alien pour 20€ tout rond. Je les ai regardé avec ma mère, quatre jours durant, à raison d’un tous les soirs, et j’ai constaté qu’à part la fin du premier et la fin du quatrième, le reste était méga flou pour moi (je parle même pas du troisième pour lequel je n’avais absolument aucun souvenir). En redécouvrant ces films (surtout les trois premiers) je me suis vraiment rendue compte que c’était vraiment une série fondatrice. On retrouve une tonne d’éléments et de reférences dans moults films de SF, à commencer par la tronche très moche des Xénomorphes. Le quatrième volet est un peu à part, mais la version longue clos la saga d’une façon particulièrement classe, tout de même.
Ce qui m’a marqué aussi, c’est l’évolution du personnage d’Ellen Ripley au cours de ces 4 films, aussi bien au niveau psychologique que physique.

Et pendant ce temps là, Sigourney Weaver vieillie comme si de rien n’était … 18 ans séparent le premier du quatrième, c’est pas rien, quand même.

Et puis sinon, ce soir :

Je suis allé voir Sunshine, le dernier film de Danny Boyle, au cinéma. Difficile après coup de donner une critique structurée : J’aurais tendance à dire que “C’est du Boyle”. Ce n’est pas vraiment un film de genre. Ce n’est pas un blockbuster hollywoodien. C’est du Boyle. Trainspotting, 28 days Later. Voilà. Que dire d’autre ? Là où un Michael Bay aurait transformé le sacrifice d’un équipage, venu jusqu’au soleil, presque mort mais toujours dangereux, pour le rallumer et sauver l’humanité en un acte de bravoure patriotique (cette phrase est longue je sais, mais je peux la résumer en un titre de film : Armageddon, par exemple), là où Soderbergh aurait fait de cette dérive spatiale un truc relativement chiant et totalement introspectif (Solaris, zzzZZzz), Boyle parvient à un mélange des deux sans jamais sombrer dans le pathos, ni dans le questionnement profond soporiphique. Scènes spectaculaires et scènes de réflexions permettent de creuser et d’user des personnages qui ont de toute manière conscience qu’ils ne valent quelque chose qu’au travers de leur mission. La dernière partie du film est sans aucun doute la plus impressionnante.

Bon ben en fait, le voilà mon avis.

A vous Huston.

C’est quand, déjà, 2007 ?

Jeudi, juin 22nd, 2006
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IOREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEK !

Bridge to the stars.net

Des courtisanes et des Converses.

Dimanche, juin 4th, 2006
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Critique en retard, on fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie, loin s’en faut.Mais finalement une critique toute conne c’est nul, alors j’y vais de ma petite analyse légère.
Bref.

Je suis donc allé voir Marie-Antoinette, nouveau film de Sofia Coppola, polémique à Cannes et toussa. Déjà j’ai envie de souligner le fait que l’histoire en général, même celle de France, m’a toujours horriblement anesthésiée. La seule période pour laquelle j’ai un peu d’affection et des connaissances relatives est justement celle qui précède la Révolution Française, tout simplement parce qu’en grande fan, je connais par coeur la série Lady Oscar. Voyez donc comme ma vision de l’Histoire est passionnée et approximative.

Un peu comme le faisait l’anime/le manga de Ryoko Ikeda, Marie-Antoinette raconte ce qu’il se passe à la cour, et les circonstances qui ont amenées le peuple à se révolter. Mais le film, comme son nom l’indique,perçoit les évènements du point de vue d’une seule personne, à savoir la jeune autrichienne, fraîchement débarquée de son pays natal pour acceder au trône de France. A la fois témoin et actrice de la décadance de la royauté française, Marie-Antoinette symbolise à elle seule l’incompréhension et le mal-être, associé à une terrible sensation d’instrumentalisation. C’est à mon sens les impressions majeures qui ressortent du film, servit par un code couleurs très travaillé : Marie-Antoinette, tout de bleu vêtue, débarque dans un univers rose bonbon féérique. Mais quand on mange beaucoup de friandises, on s’en dégoute rapidement. Ce contraste de départ provoque un malaise qui reflète l’état d’esprit du personnage, catapulté dans un monde de faveurs et de règles absurdes qui l’amusent, mais qui lui sont incontournables. Alors finalement, Marie-Antoinette comprend que le rose n’est pas une couleur si moche que ça, et que surtout, c’est la couleur locale…

Le mal-être est donc parfaitement souligné, tout comme l’absurdité du mariage auquel elle doit faire face : Car comme chacun sait, le paradoxe de sa vie fut que bien qu’elle soit l’épouse du roi de France, elle n’aurait pas pu être plus mal mariée. Dès lors est souligné le statut d’objet de l’autrichienne, considérée par tous cour, peuple, même par sa propre famille – comme une véritable “poule pondeuse” à qui on reproche de ne pas tomber enceinte, alors que la pauvre n’y est pour rien préférant, son mari preferant jouer au serrurier plutôt que de s’assurer une descendance. Là encore, elle joue le jeu, et la grossesse devient une compétition. Devenir mère lui permet d’acceder à une sorte de felicité, et MarieAntoinette, robe blanche et sourire aux lèvres, goute un peu au bonheur, et aux plaisirs de la vie qui la mèneront, elle et le reste de ses sujets, à une perte inévitable.

Soyons clairs malgré tout : Bien que relativement fidèle à la trame historique, j’imagine bien que ce film a de quoi faire hurler les historiens, et à raison : Avec ses séquences montées comme des clips musicaux où se cachent d’hypothètiques paires de Converses, et ses séquences de bal sur fond de The Cure, on aura bien souvent vu plus crédible dans le genre historique. Mais celui qui voudra guillotiner la fille Coppola devra d’abord se demander quel est le but réel de ce film, qui se veut bien moins représentatif d’une époque que d’une jeune fille en particulier : Si ce film s’appelle Marie-Antoinette, c’est bien pour une raison précise. Dès lors, il ne faut pas, à mon sens, voir ce film comme une atteinte à une quelconque fidèlité historique (qui est toujours discutable, au demeurant), mais comme le portrait d’une jeune femme mal-aimée, mal mariée et mal considérée en général, dont la précoce modernité ne lui a pas permis de s’épanouir dans un environnement et une époque qui ne lui correspondaient pas. Marie-Antoinette était une femme de notre époque, mais née deux ou trois siècles trop tôt. Qui oserait dire que ce film ne raconte pas cette histoire ?

Vous l’aurez compris, pour moi c’est un film à voir, et un essai transformé pour Sofia Coppola qui rate de près le home-run (ça n’a rien à voir mais j’avais envie de le mettre, et toc).

O,draconian devil, Oh,lame saint et tout ça, quoi.

Mercredi, mai 17th, 2006
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Da Vinci Code au cinéma c’est un peu comme Da Vinci Code en livre, on le voit, on se marre un peu vis-à-vis des polémiques, mais finalement ça n’est pas particulièrement interessant. J’ai pas envie de m’étendre sur une critique de cinquante lignes, étant donné que le nouveau film de Ron Howard reprend page par page (bon ok, en en sautant quelques unes mais pas les meilleurs donc ça va) en n’innovant à AUCUN niveau, que ce soit dans l’intrigue où dans la réalisation générale, qui se veut on ne peut plus académique. Les acteurs sont bons, en particulier Tom Hanks et Sir Ian McKellen, Audrey Tautou est chouette aussi (point de vu fort peu objectif étant donné que j’aime beaucoup cette actrice) par contre, Jean Reno sert à rien.

Je me suis marré à la sortie de la séance, en découvrant une bande de jeunes que j’imagine abonnés à la messe du dimanche, qui distribuaient des tracts devant le cinéma. Ils appellaient purement et simplement au boycott du film !

Je me demande vraiment ce que va donner cette adaptation en terme d’entrées, quand on voit les critiques acerbes reçues après la projection de presse du film à Cannes et le bordel de l’Eglise, de l’Opus Dei et consors. Même les albinos s’y mettent, c’est pour dire.

A l’Est rien de nouveau…

Jeudi, avril 27th, 2006
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... Bon ok, je suis actuellement à Auxerre, mais on s’en fout.

Comme me le disait Arno hier, “les blogs c’est mort en ce moment”, et c’est vrai. Mais comme me le disait Yanou (hier aussi), des fois, c’est pas qu’on aurait pas des trucs à raconter, c’est juste qu’on a pas envie de les dire, et encore moins de les écrire. C’est vrai aussi.

Hier soir, je suis allé avec mon frère voir Silent Hill. Je dois avouer qu’à l’instar des Resident Evil, j’y ai très peu joué tout simplement parce que j’ai généralement la flippe de ces jeux-là (j’ai cependant fini RE2 avec un pote à l’époque de sa sortie, le mec en question me parle toujours de mes hurlements stridents). Pas vu de BA de Silent Hill, mais les quelques photos présentes dans les magazines avaient largement titillées ma curiosité. Bref. C’est parti pour la séance de 22H, bondée à mon grand étonnement.

Force est de constater qu’on arrive assez rapidement au coeur du sujet : Dans l’Oklahoma, une mère, Rose, court de nuit après sa fille adoptive, Sharon, somnambule, et parvient à la retenir in extremis alors que la gosse allait de son plein grè se jeter dans un gouffre pour “rentrer chez elle”, dans un endroit nommé Silent Hill. Visiblement, cette nuit est de trop pour Rose, qui décide d’emmener sa fille dans le bled en question, en prenant bien soin de laisser à l’écart son mari Christopher, qui était pourtant parfaitement d’accord pour l’aider dans cette épreuve.

Les fans capteront déjà des divergeances dans ce pitch, au niveau des noms des persos et de leur rôle (normalement, c’est le père et non la mère qui accompagne sa fille). Mais Gans s’en fout. Il l’a d’ailleurs dit à maintes reprises dans les interviews données, comme sur Allocine.fr. Pour le réalisateur, Silent Hill est un espace parrallèle qui est présent dans plusieurs dimensions. Chouette. Sybil, la flic, doit donc être dans toutes les dimensions.

Dans cette série d’interviews, Gans flingue à tout va les précédentes adaptations de jeux vidéo qui ont pu voir le jour, comme Resident Evil ou Tomb Raider, et reproche à ses films d’avoir exploité uniquement les travers cinématographiques que les jeux avaient à la base. Mais dans Silent Hill, le réalisateur fait quelque chose de similaire, en reprenant l’atmosphère, l’intrigue (qui mélange tout les épisodes pour donner une histoire pas toujours cohérente), certains plans du jeu, et certaines situations. Il est vrai que le Silent Hill sur grand écran est bluffant de ressemblance avec celui sur console, et que les clins d’oeil ne manquent pas.

Cependant, Christophe Gans semble avoir oublié justement qu’il ne réalisait pas un jeu, mais un film, et que les ficelles vidéoludiques sont bien loin d’être perçues de la même manière par un joueur et par un spectateur : Dans le jeu, le joueur est l’acteur de la situation, il voit lentement approcher une créature et doit trouver le moyen de s’en tirer. Mais dans le cas d’un film, le spectateur est passif, il assiste mais ne subit pas. Dès lors, voir une créature à 100 mètres de Sybil, et assister à son attitude hypermolle consistant à braquer son flingue sur le monstre sans réagir jusqu’à ce que ce dernier soit suffisament près pour l’attaquer, relève plus de l’action d’un joueur qui a posé sa manette pour aller pisser que de celle d’une personne réellement investie dans l’action. Cet exemple n’est pas le seul dans ce film de 2h07, dans lequel l’action ne décolle jamais vraiment, comme si le réal se bridait constamment pour ne pas s’éloigner des mécanismes du jeu. Seulement, les fans, devant un Silent Hill, ont envie d’avoir peur. Là, c’est franchement loupé.

Voilà pour Silent Hill, que je déconseille comme vous l’aurez compris. L’esthétisme ne sauve pas tout. Je parlerais sans doute de V pour Vendetta dans quelques jours. Et celui là, je l’ai aimé o/

Et Harry Potter et la Coupe de Feu sort bientôt en DVD. Hermione fête ça :

“Ouech trop fort !”