jeudi, juin 21, 2018 10:14

l’Oulipo, les chefs-d’oeuvre de la litterature à contrainte :D

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Mes sympathiques cours d’histoire de la linguistique dans lesquels je raconte ma journée de mardi à ma copine Sophie m’ont néanmoins donnés l’occasion de lire le passionnant bouquin de Marina Yagelo, “Alice au Pays du langage”. J’y ai retrouvé les principes et des essais hilarants et impressionnants d’Oulipo.

L’Oulipo, c’est quoi ? Eh bah ça signifie “OUvroir atelier de LIttérature d’écriture POtentielle possible”, terme donné par Queneau à un mouvement litteraire où la contrainte du style est du langage était manipulée pour donner des phrases, des textes et des mots aussi originaux qu’improbables. Des Jeux de mots, quoi. Mais fortiche. Par exemple, un ecrivain du nom de Georges Perec a reussi à écrire un roman sans utiliser une seule fois la lettre “e”. D’ailleurs, si le bouquin s’appelle “La Disparition”, on remarque rapidement que ce n’est pas pour rien…

Ne croyez pas que l’Oulipo est un truc reservé à l’élite de la litterature. N’importe qui peut la pratiquer. Il y a un exercice que j’adore et que j’ai essayé à mes heures perdues : c’est le V+7 (ou encore le N+7) c’est très simple. Il suffit, à la base, de prendre un texte assez court (poême ou chanson), un dico (ou un Becherel, pour les verbes c’est plus simple). Ensuite, vous choisissez soit de modifier les verbes, soit les noms, et après avoir reperer tous les verbes (ou noms) du texte, vous allez les chercher un par un dans le dico, et les remplacer dans le texte par le 7eme verbe (ou nom) qui suis (soit verbe+7 dans le dictonnaire). Plus le dico est gros, plus sa part en vrille, bien sûr !

Avec les noms, c’est plus marrant, mais voici un exemple avec les verbes :

Petite Marie de Cabrel (mode V+7)

Petite Marie, je patine pour toi


Parce qu’avec ta petite voix


Tes petites manies, tu as vissé


Sur ma vie des milliers de roses.


Petite furie, je me berce pour toi,


Pour que dans 10 000 ans de ça


On se révise à l’abri sous un ciel


Aussi joli que des milliers de roses


Je vide le ciel et les étoiles entre elles


Ne patinent que pour toi


D’un musicien qui faufile et qui joue


Avec ses mains sur un morceau de bois.


De leur amour plus bleu que le ciel autour.


Je sais pas si il y a un interet veritable, mais des étoiles qui patinent, je demande à voir !


 

4 Responses to “l’Oulipo, les chefs-d’oeuvre de la litterature à contrainte :D”

  1. brio dit :

    Pour complter l’histoire, suite la cration de l’OuLiPo, de nombreuses Ou-X-Po ont vu le jour (X tant des domaines aussi varis que la peinture (OuPeinPo), la cuisine (OuCuiPo), l’architecture, etc etc.

    Pour plus d’infos :
    http://www.fatrazie.com/Ou_X_Po.htm

    Je reste pour ma part un fervent amateur de l’OuBaPo (bande dessine).
    Cf : http://u-blog.net/briographe/note/57556

    A quand un OuBlogPo ?

  2. Arno dit :

    Ca viendra, crois moi !
    Hé bien !! :| Ouais, j’en avais entendu parler de ce roman sans “e” mais je n’étais pas au courant que c’était un genre littéraire spécifique ! C’est trop bon la chanson de cabrel lol
    “un musicien qui faufile et qui joue” aahhhh bah bien entendu ! c’est tout à fait normal ! >:|

  3. Fujin dit :

    Ah c’est Perec qui a crit ce bouquin? faudrait que je le lise, a me changera de son autobiographie.

    jveux voir les toiles patineuses! :’(

  4. SAFE dit :

    Il existe un blog, dont je parle sur le mien :
    http://blogdeblogs.free.fr/
    qui s’apparente un OuBlogPo…

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